  La Norvège ressemble à une intrigue à la manière d’Alfred Hitchcock. A vous de trouver le passage entre les fjords, les glaciers, les églises en bois debout et les ruelles étroites du port de Bergen. Le petit coin d’Ecosse du film ‘’les 39 marches’’ n’est pas sans nous rappeler quelques paysages de Norvège : un pont de pierre timidement jeté au dessus d’un torrent fougueux, une nature où la pluie embrasse la vallée et le sommet des montagnes, un hameau d’où jaillit le rouge vif d’une ferme en bois. Dans le pays des Vikings, le temps est intimement lié à l’espace : il vous faudra patienter pour embarquer et traverser chaque fjord, il vous faudra ralentir sur les routes escarpées qui longent les cotes déchiquetées de l’Atlantique Nord. Il faudra vous étonner en regardant les rennes courir avec une démarche aérienne, souple et élégante. En Laponie, les Sâmes estimaient leur bien-être à la taille de leur troupeau ; ceux qui ne possédaient pas de rennes étaient des gens sans importance.   Les rennes sont les seuls cervidés dont les mâles et les femelles portent des bois. Les mâles possèdent des bois qui pèsent jusqu'à douze kilos. Les nouveaux bois poussent au début de l'été ; ils sont nourris par un velours qui tombe en août. Le rôle premier des bois est de déterminer le rang social de chaque animal dans le troupeau. Le pelage du renne est très dense : avec ses longs poils et son sous pelage laineux, il peut se coucher sur la neige ou passer les cours d’eau sans se mouiller. Les sabots du renne sont disproportionnés et se comportent comme des raquettes pour marcher sur la neige ou dans les marécages. Ils sont de forme concave et n'ont pas de coussinets mais des poils qui les empêchent de glisser sur la glace. Leur forme n'est pas sans rappeler des pagaies que les rennes utilisent admirablement pour nager et creuser sous la neige ! Aujourdhui, il fait  à Oslo.
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