  Le cœur de l’Afrique australe bat au rythme du Botswana. Le nord du pays embrasse le delta de l’Okavango, le sud s’étire dans le désert du Kalahari. Le Botswana est occupé des deux tiers par le désert et vit constamment sous la menace de la sécheresse. Intacte la nature survit encore dans ce coin du bout du monde. Certaines espèces vivant au Botswana demeurent menacées d’extinction : le rhinocéros noir et le lycaon. Le delta intérieur du fleuve Okavango est un véritable hiatus géographique avec ses îlots, ses méandres, ses papyrus et ses nénuphars au milieu de l’Afrique. Vous croiserez des espèces endémiques telles les cobes Lechwe, qui se sont adaptés à leur environnement en développant ds pattes arrières plus hautes afin de mieux bondir dans les eaux montantes du fleuve. La faune du Botswana demeure parmi les plus riches et diversifiées. La réserve de Chobe abrite 30 000 éléphants. A l’est de Chobe, vous pourrez apercevoir parmi les marécages et les plaines de la réserve naturelle de Moremi buffles, zèbres, girafes et kudus. Près du fleuve Lyanti, s’attardent girafes, lions et gnous. Aujourd'hui il fait à Gaborone.
COMPRENDRE SENTIR LE BOTSWANA
Office du tourisme Botswana The Botswana Gazette (english version) Conseils aux voyageurs (France diplomatie) PROTEGER AGIR POUR LA VIE SAUVAGE
Article WWF sur la protection des Rhinocéros noirs A une heure de vol de Maun, les îlots du delta de l’Okavango
Dans les boursouflures du delta, la terre n’existe plus. Le vert des îlots se dissout au contact de l’eau qui monte. Les derniers arbres remontent leurs racines au bord des rives.1800 pieds. Pour le moment, je n’entends rien du cri des oiseaux, ni du beuglement des hippopotames. L’avion glisse au-dessus du delta. Nous commençons notre descente. Les canaux s’étirent, la terre se raffermit. Le pilote pique le volant à gauche. Nous engageons un tournant. J’aperçois une bande blanche dans le hublot. Trois zèbres broutent sur la piste. Le pilote se prépare à atterrir. Des impalas courent effrayés se réfugier derrière les herbes. Le pilote pose la première roue. Le vent de travers fait le reste. Le moteur rugit puis décline dans un bruit d’hélices. Je m’empresse d’ouvrir le hublot. Le souffle de l’Okavango pénètre le cokpit. Nous voilà au Botswana ! En cette fin d’après-midi, le delta soupire de chaleur. L’eau est partout. Un fort courant fait plier les herbes jaunes de la savane engloutie. La cigogne Jabiru me regarde passer sans bouger. Une dizaine de gnous se sont réfugiés sur un îlot. Les cobes Lechwe s’enfuient au milieu des eaux qui montent. Bientôt le niveau du delta rendra leur course impossible. Je rejoins un autre îlot pour m’embarquer sur une mokoro. Je m’assieds dans la fraîcheur de ce tronc d’arbre. Il est creusé pour flotter au ras de l’eau, de sorte que j’éprouve l’étrange sensation d’être moi aussi engloutie par le delta. L’horizon est désormais souligné de fleurs de nénuphars. Les roseaux et les papyrus composent le ciel. Le passage s’ouvre pour se refermer aussitôt derrière le lent glissement de la mokoro. Les larges nénuphars répandent leur blancheur et leur cœur rose au fil de l’eau. J’écoute le delta. Le courant glisse le long de l’embarcation sans bruit. Chaque araignée habite son herbe. Quelle soit blanche et noire, bleue ou rouge, elle tisse sa toile devant mes yeux intrus. Le soleil décline derrière les îlots. Une chaleur invisible enflamme le ciel en rouge. C’est ce moment que préfèrent les hippopotames de l’Okavango pour nager. Ce sera votre chance que de saisir ce large bâillement au- dessus de l’eau : la promesse qu’ici en ce coin d’Afrique australe, le soleil se lèvera toujours demain. |