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Gaurs et tigres d'Inde Version imprimable

thumb_gaur4.jpgthumb_tigresse17.jpgCes deux là ne se rencontrent plus dans la jungle. La population des gaurs, l’une des dernières espèces de bovidés sauvages décline dangereusement. L’Inde abrite 90% des derniers gaurs sauvages dans ses réserves protégées des états du Madhya Pradesh, de l’Orissa, du Karnataka, du Tamil Nadu et du Kérala. 20 000 de ces ‘’bisons indiens’’ vivent dispersés et isolés les uns des autres dans des régions très délimitées. La chasse et les épidémies qui frappent le bétail ont eu raison du plus grand bœuf sauvage. Le gaur sauvage peut peser une tonne et mesure jusqu’à 2 mètres au garrot. Grand, puissant, et rapide, le tigre reste le seul à pouvoir le défier dans la jungle. Ces deux là se reposent aux heures chaudes de la journée et se retrouvent en fin d’après midi devant l’hypothèse d’un duel arbitré par la loi de la survie.

Le gaur et le tigre portent la même histoire partout dans le monde, celle d’une irrémédiable extinction. Tigre du Bengale, d’Indochine, de Sumatra, de Sibérie et de Chine sont gravement menacés de disparition après le tigre de la Caspienne (disparu en 1970), de Java (1980) et de Bali (1940). Bisons d’Amérique, d’Europe, d’Afrique ou bien d’Inde… le sort de ces bovidés sauvages paraît également scellé sous la pression humaine. Le tigre ne fait jamais de compromis ; il se réfugie dans les replis cachés de la jungle. Le gaur a été domestiqué par l’homme ; son frère de sang, le Gayal est croisé avec des boeufs domestiques. L’homme l’emploie comme bête de somme ou pour produire de la viande. Ce compromis n’a pas empêché la grande vulnérabilité du gaur sauvage.

thumb_chassetigres.jpgLorsque le gaur et son prédateur sont ensemble menacés d’extinction, lorsque les ennemis d’hier souffrent les uns à côté des autres cela signifie qu’il n’existe plus qu’une terre désolée, meurtrie et aride de toute espérance. Nous souhaitons apporter notre soutien à l’ensemble des projets destinés à protéger l’habitat naturel de ces dernières espèces sauvages d’Inde et à lutter contre le braconnage, notamment des tigres.


Aujourd'hui il reste moins de 1000 tigres en Inde. Braconnage, perte de l’habitat naturel, perte des proies sont les trois raisons majeures du déclin. Il n'y a plus aucun tigre en liberté totale, en dehors des parcs réservés à leur protection. Sans les parcs naturels, les tigres auraient déjà disparus.

















 


  Fidji
Cet article est très éclairant sur la rareté des deux espèces. Ce qui me frappe par dessus tout est qu’il décrit le résultat de la machine humaine qui a broyé une partie de son environnement si précieux. En continuant à faire cela, nos enfants et les générations futures ne verront ces espèces que dans les livres ou encore plus tristement dans les cirques. Quelques tigres se trouvent aujourd’hui dans des parcs comme en Inde en semi-liberté. Nous pouvons nous émerveillé de les voir et en même temps nous pourrions nous dire à quel point nous sommes capable détruire ce qui est bon pour nous. Il est temps que l’homme mette son savoir au service de la protection de l’environnement car en détruisant les espèces comme les tigres ou les gaurs il ne fait que détruire son propre équilibre. En prenant conscience de cette réalité, on ne peut que réagir même si cela nous parait infiniment petit pour que nous nous sentions moins prédateur et plus respectueux du monde animal et végétal. C’est en changeant notre vision du monde, en protégeant la terre et ce qu’elle nous a offert que nous pourrons préserver notre propre équilibre de vie. Merci encore pour votre article… au fait je ne connaissais pas les gaurs…, 21-02-2010 11:49

  Carla
C'est indispensable aujourd'hui de réfléchir sur ce que l'on consomme. Il faut arrêter de manger du cabillaud et de l'espadon. Nous vivons tellement dans l'abondance, que nous oublions totalement l'essentiel. Je milite pour une cuisine responsable ! Un article nécessaire et qui devrait aussi rendre plus responsable les pêcheurs "industriels"..., 22-12-2007 7:46

  Lilou
bRAVO POUR VOTRE ARTICLE Voila ! J'ai signé la pétition. J'ai un chat et un chien et il m'est inconcevable de penser que l'expérimentation animale sur des animaux domestiques qui font partie de ma vie et qui me donnent du bonheur soient traités de cette manière. Il existe d'autres moyens de tester de nouveaux produits comestiques et je suis prête à boycotter ce qui ils ou elles "le veulent bien". Et comme disait si bien Francis Blanche : "il vaut mieux penser le changement que changer le pansement". Alors creusez vous un peu la tête les chercheurs pour en finir une bonne fois pour toute avec ce type d'expérimentation si cruelle et inutile !, 15-01-2007 7:32

 
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